[BCA] Basket Club Annoeullin

Abonnez-vous au flux RSS Rejoignez-nous sur Facebook Suivez-nous sur Twitter

Fonctionnement du centre d’entrainement

Publié le 21/04/2011, modifié le 28/04/2011

Afin d’améliorer et de favoriser sa politique jeune au sein du club, le basket club d’Annœullin vient de mettre en place un CENTRE D’ENTRAINEMENT ET DE PERFECTIONNEMNT (CEP).

Ce CEP a pour objectif principal de travailler de façon plus personnelle les compétences individuelles ou collectives du basketteur. Il est un complément à l’entrainement mais ne remplace pas la séance hebdomadaire. C’est en fait une « sorte » de cours de rattrapage.

Ces séances se déroulent tous les mercredis de 17 h 30 à 19 h salle Jean MONNET à Annœullin. C’est l’entraineur qui inscrit le volontaire par le biais du site INTERNET www.bc-annoeullin.net, car c’est lui SEUL qui est à même de connaitre les lacunes de ces effectifs.

POURQUOI UN CEP ?

Plusieurs raisons ont poussé le club à mettre rapidement en place cette infrastructure, véritable atout dans la formation des nos jeunes basketteurs :
- LES EQUIPEMENTS : Ils sont manquants ou insuffisants mais surtout surchargés. Ce dernier point s’explique par la concurrence de multiples activités qui limitent le temps de mise à disposition des installations.
- LES EDUCATEURS : Ce CEP a pour objectif de FORMER les futurs entraîneurs de notre club.
- LES JOUEUR(SE)S : Ce CEP permet aux joueur(se)s de venir se FORMER individuellement et d’avoir une ECOUTE de ses attentes.
- Apprendre à vivre au sein du club : arbitrage, table, etc...

LES CONDITIONS DE LA REUSSITE

Le CEP doit être un lieu ouvert à tous pour s’entraîner librement. Cependant, ce type de relation à l’entraînement demande un effort d’innovation de la part de tous. Le joueur(se) doit savoir que pour devenir un sportif de compétition, il faut s’entraîner SOUVENT pas LONGTEMPS, VITE et BIEN, ce qui suppose de la MOTIVATION et un peu de DISCIPLINE personnelle ; sans cette volonté et quelques petits sacrifices, il n’y a pas de succès possible.

LE FONCTIONNEMENT DU « CENTRE »

CANEVAS HORAIRE
- Lieu : salle Jean MONNET à Annœullin.
- Ouverture : 17 h 30
- Début des ateliers : 18 h
- Fin des ateliers : 19 h.

1) LE FONCTIONNEMENT DES ATELIERS
Ils sont au nombre de 3 ou 4 et durent 20 à 25 minutes chacun pour pouvoir assurer des répétitions qualitatives. Tous les joueurs passent obligatoirement sur chacun des ateliers. Un programme technique est mis en place à chaque début d’année et distribué à chaque entraineur lors de la première réunion avec le Bureau. Il reprend des thèmes bien précis dont :

1-Le tir.
L’important, c’est l’adresse et celle-ci ne vient que si l’on répète fréquemment des gestes justes, si l’on apprend à choisir les bonnes positions et les bons moments (sélections des tirs).

2-L’aisance corporelle et la maîtrise de la balle. Ici se sont les problèmes de manipulation, de drible, d’équilibre, de dextérité qui sont étudiés parce qu’ils sont des -passages obligés- pour envisager des progrès ; c’est également dans cet atelier que sont appris des exercices d’étirements (souplesse) et que l’on peut tester ses capacités physiques.

3-Les fondamentaux collectifs. Démarrer, continuer, terminer une contre-attaque, fixer son adversaire, enchaîner « feinte-tir » ou drible tir ou passe, découvrir le jeu direct et indirect, couper au bon moment, en somme « lire le jeu » de ses partenaires et des adversaires. Cette éducation se fait dans cet atelier sous forme de 1 contre 1 jusqu’au 4 contre 4.

2) LE ROLE DES MONITEURS
Ils sont au nombre de 3 plus 1 superviseur. Les moniteurs dirigent successivement tous les ateliers ; ils changent avec les joueurs mais dans le sens inverse de manière à ne pas se retrouver avec les mêmes et à pouvoir travailler avec les plus faibles et avec les meilleurs.
Dans chaque atelier, le moniteur s’organise à sa manière, il peut se contenter d’observer en donnant des conseils dans les ateliers et si les joueurs savent s’exercer eux-mêmes ou si le Centre possède des séries de petits jeux techniques qui permettent de s’auto-évaluer car il s’agit répétons-le, de permettre aux jeunes de « toucher du ballon » dans les meilleurs conditions ; par contre par atelier, il propose un exercice précis qu’il corrige et fait répéter. De toute façon son rôle est important car il ne peut accepter que l’on fasse n’importe quoi n’importe comment.
Une fois par trimestre dans l’idéal, les moniteurs se réunissent pour travailler.

3) LE ROLE DU SUPERVISEUR
Le superviseur -qui peut être « l’expert » ou un moniteur expérimenté- est chargé de répartir les joueurs et les moniteurs dans les groupes selon les niveaux (il évitera par exemple, que le moniteur le moins sûr de lui se retrouve dans l’atelier avec le groupe des plus forts), d’inclure ceux qui arrivent plus tard – car on vient quand on veut, d’assurer les rotations des groupes, de relancer l’intérêt ou d’aider un moniteur en difficulté.

4) PLACE DES TESTS DANS L’EVALUATION : dernier mercredi de chaque cycle.
Parce qu’il est associé à « sélection » ou « bilan » le mot « évaluation » est une source de crainte et les expériences montrent que de nombreux jeunes pratiquant le sport collectif évitent de se tester (mêmes seuls) et que beaucoup d’éducateurs -pas seulement débutants- se refusent « à peser » leurs enseignements.
Cette peur s’explique ; en effet personne n’aime être placé devant la réalité ou comparé à d’autres parce que qu’il y a danger que l’appréciation ne soit pas favorable. Or comment se connaître pour s’améliorer si on ne s’évalue pas ?
Il faut donc passer au-dessus de cette inquiétude et accepter la compétition avec soi-même avant de la vouloir avec les autres.
Cependant -et cela doit être appliqué-il faut dire que les tests ne sont que des photographies du moment et non des procureurs. Ils sont précieux parce qu’ils permettent de jalonner les progrès.Les participants seront évalués sur trois critères :
- Les progrès techniques.
- Le code de jeu : on ne peut progresser individuellement sans connaître les règles du basket. Il faut savoir expliquer avec des termes justes les lois régissant notre sport.
- La discipline lors des séances. Savoir écouter, être attentif sont les facteurs d’une bonne progression.

A la fin, seront récompensés, les joueur(se)s ayant :
- Obtenus le plus de points lors des concours par catégories
- Le participant ayant eu la plus grosse progression.

Enfin, le basket est avant tout un plaisir, mais le club a pour mission également d’apporter un plus dans l’éducation civique de l’enfant. C’est ainsi, que lorsque pour quelques raisons d’ordre disciplinaire au sein du club, ou à travers le cursus scolaire (baisse notamment des notes à l’école, punitions, etc...), l’entraineur est en droit de reprendre toute récompense acquise lors du CEP.

CONCLUSION

Je pense que le CEP est un véritable atout pour le club mais également pour nos pratiquants.
La mise en place d’un tel système est simple. Il s’agit de reconstituer des terrains d’activités « libres » à l’image des playgrounds américains en y associant des moniteurs pour y dispenser quelques conseils précis ; les principes sont ceux de la pédagogie par niveaux et de l’enseignement mutuel ; les buts de multiplier les occasions de « toucher la balle » et de placer les éducateurs en situation de réussite grâce à la formule des ateliers et au suivi de leur formation à l’intérieur du club.
Actuellement les expériences réalisées sur ce modèle sont satisfaisantes ; en effet les difficultés relatives à ces implantations se solutionnent aisément car la formule est adaptable à la plupart des circonstances.
Demeurent les problèmes liés à la « résistance au changement » qui sont bien entendu, les plus longs à résorber.